Le Domaine Trinity, le parc Honoré-Mercier, le parc des Éclusiers et la Place publique du Vieux-Saint-Jean prennent des allures de fête!

Découvrez l’univers fascinant des origines de nos fêtes populaires au travers cinq capsules vidéo instructives et poétiques.

Pour en savoir plus sur ce projet, lisez le communiqué.

La Chandeleur et la Saint-Valentin

La Chandeleur

Cérémonie liturgique de la Chandeleur

Cérémonie liturgique de la Chandeleur. Crédit photo BAnQ

La froidure du mois de février laisse entrevoir le retour des jours plus longs et le triomphe de la lumière. Sans doute y a-t-il un lien avec la Chandeleur, mettant à l’honneur la flamme de la chandelle. Durant cette cérémonie liturgique, on faisait bénir des cierges qui, espérait-on, assureraient une protection contre les éventuels malheurs.

Dictons populaires associés à la Chandeleur :

  • « À la Chandeleur, l’hiver cesse ou prend vigueur. »
  • « À la Chandeleur pluvieuse ou claire, quarante jours d’hiver avons à faire. »
  • « À la Chandeleur, les jours croissent de plus d’une heure. »

Ces dictons populaires ont donné naissance au jour de la marmotte. Le 2 février, si cette dernière sort de sa tanière alors qu’il fait soleil, elle retournera dormir pendant six semaines en apercevant son ombre. L’hiver sera long.

On associe également au 2 février la coutume de manger des crêpes.

 

La Saint-Valentin

Les origines de la Saint-Valentin

Février, c’est la célébration de la jeunesse et de l’amour. Saint-Valentin fut un prêtre qui, au temps des Romains, contrevint à un édit interdisant le mariage. Il fut alors condamné à la peine de mort par décapitation. Ironiquement, son insoumission lui valut le titre de patron des amoureux.

Le saviez-vous? Les festivités qui entourent cet événement correspondent aux Lupercales dans la tradition romaine.

Les Lupercales, au temps des romains

Les Lupercales, au temps des romains. Crédit photo BAnQ.

À cette occasion, les femmes qui souhaitaient avoir un enfant en cours d’année recevaient des coups de fouet composé de lanières sacrées pour stimuler leur fécondité. Certains y ont associé le dieu Cupidon, fils de Mars et de Vénus, qui, selon la mythologie, lançait ses fléchettes pour provoquer le désir amoureux.

Chez nous

Autrefois, la paroisse de Saint-Luc comprenait tout le territoire actuel de Saint-Jean jusqu’aux frontières. Lors d’une visite paroissiale, le curé Charles Berthelot  célébra, le 14 février 1810, la première messe sur le territoire qui deviendra plus tard la paroisse de Saint-Valentin.

Depuis 1994, la petite municipalité profite de son toponyme pour organiser diverses activités entourant l’amour. Pour cette occasion, on invite les amoureux à faire parvenir leurs lettres d’amour au bureau de poste qui y appose un cachet d’oblitération spécial avant de l’envoyer au destinataire.

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À noter :

-La paroisse de Saint-Valentin comprenait à l’origine, un vaste territoire réunissant Saint-Paul-de-l’île-aux-Noix et Saint-Blaise.

L'Épiphanie et sa galette des rois

Visionnez la capsule en cliquant ici.

Illustration tradition gâteau des rois

Illustration représentant la tradition du gâteau des rois. Crédit photo BAnQ.

 

Autrefois, la mère de famille préparait le gâteau des Rois en prenant soin d’y insérer une simple fève. Le jour de l’Épiphanie, très attendu par les enfants, celui qui trouvait la fève avait l’honneur d’être couronné le roi du jour. À l’adolescence cependant, on espérait ne pas avoir la malchance de « frapper » cette fève qui nous condamnait à nous coiffer d’une couronne … en carton.

 

Roi et reine de la Société St-Jean-Baptiste de la paroisse Notre-Dame-Auxiliatrice, vers 1970

Roi et reine de la Société St-Jean-Baptiste de la paroisse Notre-Dame-Auxiliatrice, vers 1970. Collection Réal Fortin.

Cette tradition se pratiquait même au-delà de la famille. C’était notamment l’une des missions de la Société Saint-Jean-Baptiste. Ainsi, lors de la réunion du mois de janvier, certaines sections, dont celle de la paroisse Notre-Dame-Auxiliatrice, perpétuaient cette coutume qui rappelait la visite des Rois Mages.

Cette tradition avait disparu pendant plusieurs années, mais il semble que la galette des Rois, préparée par des boulangers récemment venus de France, l’ait ressuscitée avec de légères différences.

 

Le saviez-vous?

Cette célébration est une adaptation des Saturnales fêtées par les Romains. Au cours de la semaine précédant le solstice d’hiver, c’était l’occasion de grandes réjouissances; l’autorité des maîtres était temporairement suspendue et les esclaves pouvaient agir sans trop de contraintes. L’un d’eux était parfois même choisi à titre de grand maître!