La résidence située au 1476, rue Sainte-Thérèse aurait été construite vers 1877. Il s’agit d’un cottage à versants droits pour reprendre les mots que Yves Laframboise emploie dans son livre De la colonie française au XXe siècle. La maison au Québec. Ce type de cottage s’inscrit dans le courant néoclassique, et il se rencontre fréquemment au cours de la seconde moitié du XIXe siècle dans la plupart des régions du Québec. Il intègre les principes du classicisme en ce qui a trait à la symétrie de la façade et à l’ordonnance régulière des ouvertures. La maison se compose d’un corps de logis de plan rectangulaire à un étage et demi, d’une toiture à deux versants droits, d’une galerie en façade et d’un volume annexe qui prolonge le corps de logis vers la gauche.

La pièce annexe abrite habituellement une cuisine d’été. En façade, un parement de planches de bois horizontales aux joints remplis de torchis recouvre une structure dite en pièce sur pièce. Les façades latérales comportent un parement de planches de bois verticales. La maison repose sur un solage de béton. La porte à panneaux, les fenêtres à battants à grands carreaux ainsi que les baies à guillotine à châssis de bois ont été préservées. La composition de la façade est symétrique : une fenêtre est disposée de part et d’autre de l’entrée qui occupe le centre du corps de logis. Le programme décoratif de cette demeure rustique se réduit aux chambranles qui entourent les ouvertures.

La propriété de la rue Sainte-Thérèse possède une bonne valeur patrimoniale. Elle offre un bon exemple de maison traditionnelle québécoise influencée par le cottage à versants droits. Le néoclassicisme marque l’architecture résidentielle au cours du XIXe siècle et son influence se prolonge au XXe siècle. Par ailleurs, Saint-Luc compte peu de résidences au parement mixte de planches de bois horizontales et verticales. L’authenticité matérielle est excellente.