La maison sise au 288, 1re Rue aurait été construite vers 1848. Néanmoins, il est difficile de savoir quelle partie est la plus ancienne. Le bâtiment se compose de trois volumes bâtis à des époques différentes qui forment un plan en « T ». Disposée perpendiculairement au corps de logis principal, une petite maison d’un étage avec une toiture à deux versants courbes s’élève à l’arrière. Le second volume possède deux étages ainsi qu’une toiture à deux versants droits. Nous l’appelons corps de logis principal. De facture plus récente, un troisième volume est érigé en appentis à la gauche du précédent. Il est probable que la partie arrière soit la plus ancienne, alors que le corps de logis principal daterait de la fin du XIXe siècle ou du début du siècle suivant. En façade, la maison possède une fenestration régulière constituée de portes-fenêtres, une entrée décentrée et une corniche qui marque le passage entre les étages.

Malgré la présence de trois volumes distincts, la composition de la propriété de la 1re Rue reste harmonieuse. Un parement de brique rouge unifie les parties. Le volume arrière conserve sa toiture en tôle à baguettes qui a été remplacée par des bardeaux d’asphalte pour les parties avant. La maison possède des fenêtres à battants à grands carreaux. La porte-fenêtre constitue un élément peu fréquent dans le paysage bâti d’Iberville et même du Québec. Le programme décoratif de la propriété comprend des plates-bandes de briques posées en soldat au-dessus des ouvertures, un retour de l’avant-toit, des volets ainsi qu’un imposant chambranle de bois entoure de la porte.

La valeur patrimoniale de la propriété tient à la fois à son âge vénérable pour ce secteur d’Iberville, mais aussi à son harmonie d’ensemble en dépit de sa construction en étapes. La maison possède une intégrité matérielle supérieure et conserve ses portes-fenêtres, éléments rares dans l’architecture québécoise.